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Sunday, June 10, 2007

Quatre-Quarts aux fruits des bois et huiles exotiques


Me voici de retour après 2 semaines de course contre la montre, que ce soit au travail ou à la maison. J'ai peu cuisiné pendant tout ce temps et nous avons surtout vécu de sandwichs, pizzas commerciales, sauce à spaghetti providentielle...

Enfin, aujourd'hui, j'ai fait de la véritable cuisine, sans compromis de "vitesse". Bien que tout de même, je n'ai pas passé la journée aux fourneaux, loin de là.

Pour le petit-déjeuner familial (de retour lui aussi, en même temps que moi, dans la cuisine) j'ai préparé ce gâteau aux fruits rouges et huiles exotiques. La recette originale est sur le livre "Cuisiner avec les aliments contre le cancer" que vous pouvez voir sur la bande de droite. Elle est de Philippe Castel, élu "chef santé de l'année 2004" par ses pairs. Je la lorgne depuis longtemps cette recette et j'avais hâte de l'essayer.

Mais après avoir commencé (moule beurré et fariné, four pré-chauffé, premier mélange fouetté) j'ai réalisé que:

  1. je n'avais plus de son de blé ;
  2. je n'avais que de l'huile d'olive forte en goût ;
  3. les garçons ont picoré suffisamment la veille pour vider les 3 barquettes de bleuets frais réservées à la confection du gâteau.
Qu'à cela ne tienne! J'avais trop envie de le faire ce quatre-quarts, même avec les moyens du bord. Je ne l'ai pas regretté, il est excellent et les substitutions semblent avoir parfaitement fonctionné pour donner un régal de résultat. Maintenant j'ai hâte d'essayer la version originale. En attendant, voici la version "dimanche matin à 7h00 l'épicerie est fermée". Les substitutions sont entre tirets et de couleur orange, ainsi vous avez les deux recettes, l'originale et ma version. J'ai fait toute la recette au fouet électrique, sauf pour l'incorporation des fruits bien-sûr pour laquelle j'ai utilisé une bonne vieille spatule.

120 g (1/2 tasse) de sucre -sucre de canne bio-
175 ml (17.5 cl) d'huile d'olive -1/3 de la quantité huile d'olive et 2/3 huile de son de riz-
2 oeufs
100 g (2/3 de tasse) de farine
100 g (1.5 tasses) de son de blé -200 g (1.5 tasses) de son de riz-
300 g (2 tasses) de bleuets frais -la même quantité de fruits des bois surgelés-


Préchauffer le four à 375ºF (190ºC). Beurrer et fariner un moule à cake.

Fouetter ensemble le sucre et l'huile (les huiles dans mon cas). Ajouter les oeufs et fouetter.

Ajouter la farine et le son de blé (son de riz dans mon cas). Bien incorporer.

Ajouter les bleuets (mélange de bleuets, mûres et framboises surgelés dans mon cas) et incorporer délicatement à la spatule.



Verser dans le moule préparé (j'ai du beaucoup aider la pâte à s'étaler dans le moule, car le son de riz est un peu collant). Cuire 35 à 40 minutes (45 minutes dans mon cas et encore, un bon 5 minutes de plus aurait été bien je pense).

Sortir du four et laisser reposer 10 minutes avant de démouler (j'ai attendu 15 minutes, car je jacassais au téléphone, pour changer).

Alors, j'avoue que je craignais un gâteau lourd et pâteux car, il ne contient pas de levure (poudre à pâte) ou de bicarbonate de soude. Eh bien non! Il était d'une texture différente de celle d'un quatre-quarts, mais je ne peux certainement pas dire qu'il était lourd. Je dirais plutôt qu'il est d'une texture à la fois sablée et moelleuse. Même mon Shawn qui n'est pas gâteau pour deux sous a aimé suffisamment pour en prendre 2 tranches au petit-déjeuner plus une de plus vers 10h00.

Vous savez quoi ? J'ai hésité entre l'utilisation de l'huile de son de riz et l'huile de noix. Comme je ne suis pas sûre que l'huile de noix supporte bien la cuisson, j'ai choisi l'huile de son de riz. Alors les amateurs(trices) d'huile de noix, n'hésitez pas à m'ôter le doute sur son utilisation dans les commentaires. Ça m'aidera certainement. Merci.

Son de riz

Sunday, April 8, 2007

Le Coffee-Cake aux pêches


Non, il ne s'agit pas d'un gâteau au café et aux pêches. Il s'agit d'un gâteau destiné à l'heure du café, ou disons du goûter. En ce week-end pascal, je le trouve tout à fait convenable sur notre table. Les pêches nous donnent un avant-goût de l'été et ça m'encourage pour finir mes semis déjà bien en retard cette année. La grippe m'a mise sur le carreau pendant plus de 8 jours et ça fait du bien de refaire surface dans le monde actif de la cuisine et du jardin avec une petite douceur simple aux couleurs dorées de l'été qui promet d'arriver très vite.

En France il sera nécessaire d'utiliser au moins 180 g de farine pour faire ce coffee-cake car sinon il semble que les pêches coulent dans le fond du moule avec seulement 160 g. Une pâte un peu plus dense semble être la solution. Mais dans le cas où les fruits tombent dans le fond tout de même, rien n'est moins grave, le gâteau est tout aussi beau et tout aussi délicieusement estival.


1/2 tasse (110 g) de beurre non salé mou (température ambiante)
1 tasse (200 g) de sucre (+ 2 cuillères à soupe pour les pêches)
3 oeufs
1 cuillère à café d'extrait de vanille ou un mélange extrait de vanille et extrait d'amandes
1 tasse (180 g en France) de farine
1 cuillère à café de poudre à pâte (levure chimique)
1 pincée de sel
4 pêches ou nectarines fraîches, pelées et coupées en tranches
2 cuillères à soupe de jus de citron (on ne sentira pas le goût une fois le gâteau cuit)
1/4 de cuillère à café de noix de muscade fraîchement râpée
Des amandes effilées pour le décor
Crème fouettée pour le service si désiré


Préchauffer le four à 180ºC (375ºF).

Beurrer et fariner le moule de votre choix, de préférence à fond amovible.

Faire toute la recette aux fouets électriques.

Dans un bol, battre le sucre et le beurre ensemble. Ajouter les oeufs un à un en fouettant bien après chaque addition. Finir par ajouter l'extrait de vanille ou le mélange extrait vanille et extrait amandes.

Dans un autre bol, bien mélanger ensemble au fouet à main la farine et la levure chimique.

Verser le mélange farine/levure dans le mélange oeufs/sucre/beurre. Bien battre pour incorporer. Finir par un coup ou deux de spatule pour s'assurer que le fond et le dessus de la pâte sont homogènes.

Verser la pâte dans le moule préparé en utilisant une grosse spatule. Étaler un peu en faisant juste un tout petit peu plus creux au centre.

Mélanger dans un bol les tranches de pêches ou de nectarines avec le jus de citron, 2 cuillères à soupe de sucre et la muscade râpée.

Étaler ce mélange, sans le jus sur la surface de la pâte dans le moule, en prenant soin de ne pas en mettre trop près du bord du moule (sinon le gâteau sera difficile à démouler car ça va caraméliser).

Parsemez le dessus des pêches d'amandes effilées.

Enfourner pour 30 à 40 minutes selon le type de moule. Vérifier la cuisson avec un couteau enfoncé au milieu qui doit ressortir sans pâte crue collée dessus.

Voilà, démouler et servez, mais si vous voulez, pour décorer, vous pouver enduire les côté de confiture (abricot pour moi) puis coller dessus des amandes effilées.

Se déguste tiède ou froid, avec de la crème fouettée ou une boule de glace à la vanille (chaud le gâteau dans ce cas) si vous voulez.

Saturday, March 31, 2007

Kkvkvk n°18, le gâteau pour mes habs...


Cécile du blog Atelier Pain et gagnante du dernier kkvkvk nous a donné pour thème de ce nouveau kikinenveut réaliser un gâteau décoré pour enfant. Même totalement grippée, j'ai tenu à participer car j'adore faire ce genre de gâteau et mes "habs" (lire "Canadiens de Montréal" l'équipe nationale de hockey) ont bien besoin de sucre et de douceur après un après-midi d'entrainement dans la rue.



Voici ce que mes terreurs du hockey ont eu comme dessert ce soir. Seul mon goalie m'a fait savoir "la prochaine fois, peux-tu essayer de le faire moins fille ton gâteau mom?" Message reçu... Mais as-tu pensé que tes amies du bout de la rue l'aimeraient comme ça? Il a hoché de la tête. Je pense qu'il est d'accord avec moi.


J'édite ce matin pour vous donner quelques détails sur la façon dont j'ai procédé pour réaliser mon gâteau.

D'abord, j'ai fait deux recettes de gâteau à la vanille que j'ai divisé dans deux moules de 25 cm (10 pouces) de diamètre pour la base et deux moules de 21 cm (8 pouces) de diamètre pour le haut du gâteau. J'ai cuit le tout et laissé refroidir totalement. J'ai confectionné un crème au beurre pour garnir le tout.

Puis j'ai fait une pâte de sucre (fondant) en utilisant ma recette préférée, celle de Toba Gareth.

15 g de gélatine en poudre (ou en feuilles)
60 ml d'eau froide
125 ml de glucose liquide (ou sirop de maïs)
1 cuillère à soupe (15 ml) de glycérine liquide (en pharmacie)
2 cuillères à soupe (30 ml) de margarine végétale blanche fondue (facultatif)
1 kg de sucre glace
Jusqu'à 20 ml d'extraits (j'utilise vanille et amandes ensemble)
Colorants alimentaires en gel ou "icing colors" (magasins spécialisés en pâtisseries ou en ligne)

Pour les extraits, je me procure de l'extrait de vanille clair pour garder à la pâte de sucre ou fondant une couleur bien blanche. Le problème ne se pose pas pour l'extrait d'amandes qui est naturellement clair.

Tamiser dans un grand bol la moitié du sucre glace et y former un puit.

Tenir à disposition l'autre moitié du sucre bien tamisé.

Dans un petit bol au-dessus d'un bain-marie, faire ramollir la gélatine dans l'eau froide (environ 5 minutes). Après ce temps, faire chauffer le bain-marie à feu moyen-doux et faire fondre totalement la gélatine dans l'eau sans jamais permettre l'ébullition.

Ajouter le glucose ou le sirop de maïs ainsi que la margarine et remuer pour bien incorporer.

Oter du feu et ajouter la glycérine ainsi que les extraits. Laisser tiédir une ou deux minutes.

Verser dans le puit fait dans la moitié du sucre glace. À l'aide d'une spatule, incorporer petit à petit le sucre vers le centre où se trouve le liquide.

Lorsque tout le sucre est incorporé, ajouter petit à petit l'autre moitié de sucre, délaissant la spatule pour pétrir à la main lorsque le mélange devient plus solide.

Pétrir quelques minutes pour obtenir une pâte souple et qui ne colle plus ou presque plus aux mains. Il se peut que vous n'ayez pas à utiliser la totalité du sucre, dépendant des conditions d'humidité dans la pièce.

Si le fondant est trop mou, ajouter du sucre glace tamisé et pétrir pour incorporer. S'il est trop dur, ajouter de l'eau (quelques gouttes) et incorporer de la même manière.

Résister à la tentation d'incorporer tout le sucre glace d'un coup dans les liquides ou vice-versa. Cela donnera une masse grumeleuse et impossible à travailler. Il faut y aller progressivement pour un beau fondant bien lisse.

Former en disque et envelopper sans laisser de poches d'air dans du plastique alimentaire étirable.

Chaque fois que l'on désire l'utiliser, il faut pétrir le fondant quelques minutes pour le ramollir car il durcit lorsqu'au repos.

Le fondant se conserve très bien, enveloppé dans du film plastique puis enfermé dans une boîte hermétique à température ambiante. Il ne faut jamais le réfrigérer et certainement pas le congeler.


Les colorants alimentaires liquides que l'on trouve en supermarché ruinent le fondant et donnent des couleurs très peu homogènes. Il est préférable d'utiliser les colorants de professionnels ou colorants "gels". Je trouve les miens dans un magasin spécialisé en articles de cuisine (Arès à Pointe-Claire). Je suppose que si l'on demande à son pâtissier, il voudra bien soit en vendre, soit indiquer où en trouver. On peut en commander en ligne aussi. C'est le plus simple finalement. Ces colorants en gel sont très forts. Il en faut très, très, très peu pour colorer.

Je prends l'équivalant d'une balle de golf en fondant. Je trempe un cure-dent dans le colorant en gel puis je le pique dans le morceau de fondant. Je le pétrir pour bien distribuer la couleur uniformément. Je recommence l'opération jusqu'à obtention d'une couleur plus vive que celle que je veux obtenir sur mon gâteau.

Je prends le reste de mon fondant et je le pétris pour bien le ramollir. Je déchire en petits morceaux le fondant très coloré. J'ajoute seulement la moitié de celui-ci au fondant blanc. Je pétris pour bien distribuer la couleur, pour qu'elle soit homogène sur toute la masse.

J'évalue si j'ai besoin d'intensifier la couleur et si c'est la cas, j'incorpore un morceau supplémentaire de fondant très coloré en pétrissant bien. Il faut tenir compte du fait que la couleur s'intensifie généralement après quelques minutes de repos de la pâte à sucre.

J'ai de nombreux mini emporte-pièces et j'en ai choisi 4 pour ce gâteau. J'ai appliqué une pression avec une roulette spéciale pâte à sucre pour un petit effet décoratif. Habituellement cette roulette sert à couper des bandes et les décorer pour réaliser des noeuds ou bordures décoratives.




Pour couper et déguster le gâteau, il suffit d'ôter la partie supérieure pour la couper et la servir en premier. Puis on passe à la partie inférieure. Rien n'empêche de faire un gâteau simple avec un niveau seulement.




Wednesday, March 21, 2007

Le pouding chômeur pas si chômeur que ça...


S'il fait très froid ou si la journée au bureau a été particulièrement éprouvante, ou alors lorsque les enfants se sont comportés de façon particulièrement difficile pour nos nerfs, je sais que le pouding chômeur va le réconforter. C'est son gâteau préféré.

Il ne cuisine presque pas. Il ne sait pas trop le faire et surtout, il n'a pas envie/n'est pas intéressé par ça. Il passe l'aspirateur, je fais la lessive. Il range le salon, je nettoie la salle de bain. Il sort les poubelles, je change les draps. Il fait la vaisselle, je cuisine... Comme dans beaucoup de vieux couples complices, l'équilibre entre nous s'est créé spontanément. Cuisiner est passionnant pour moi. Je ne me sens donc pas frustrée par son manque d'intérêt en la matière et lui ne se plaint pas de me voir accaparer chaudrons et spatules.

Sauf que... Pour le pouding chômeur c'est différent. Cet homme qui ne cuisine que s'il s'agit d'une question de vie ou de mort a pris plaisir à me regarder le préparer. Puis il a proposé son aide, comme ça, l'air de rien. J'ai failli tomber à la renverse !!! Ok, il peut m'aider. "Tiens fais le sirop alors. C'est 2 tasses de sucre brun et deux tasses d'eau, dans la casserole moyenne... Non, tassé le sucre brun... Oui, c'est ça, il faut vraiment le tasser dans la tasse à mesurer... Pas la peine de remuer tout le temps, laisse le tranquille le sirop. Ah mais non, la vanille c'est à la fin, quand tu ôte la casserole du feu...."

"Tu sais quoi Zou ? Je pense que ce serait vraiment bon avec des pécans, tu sais, dans le sirop... Ça serait écoeurant non ?"

"Ben voyons! Il ne serait plus trop chômeur ton pouding avec des pécans. Dans le congélateur, l'étagère dans la porte, à gauche... Tu va voir il y a un sac de pécans..."

Trois fois qu'il m'aide à préparer son comfort-food favori et trois fois qu'il me suggère des modifications de la recette et trois fois que le pouding chômeur de base s'améliore de quelques coches. Je me demande ce que ça donnerait s'il cuisinait pour de bon. Que deviendrait la sauce alfredo s'il la cuisinait vraiment au lieu de la faire à partir d'un sachet de poudre "ajoutez-du-lait-et-mijoter-3-minutes-sans- cesser-de-remuer" ? Et comment seraient ses fèves s'il décidait qu'il fallait qu'il participe à leur préparation ? Et que dire d'une sauce à spaguetti à laquelle il se serait intéressé ?

En plus de la suggestion de noix de pécan, il me dit avoir vu quelque part que c'est mieux de verser la pâte à gâteau dans le moule puis la recouvrir du sirop, et non l'inverse. Et c'est vrai. La différence est notable. J'y suis allée de mes propres changements pour ce classique de la pâtisserie traditionnelle québécoise. J'ajoute dans le sirop, en même temps que la vanille, une cuillère à café d'extrait de sirop d'érable. Et pour un gâteau moelleux tout en conservant un sirop de sucre juste bien épaissi, je fais dorer la surface au broil (fonction grill) du four, obtenant ainsi un beau gâteau tout en évitant que son coeur ne soit desséché par une cuisson trop longue.

Malik, mon petit gars de 6 ans, m'a dit hier que c'est le meilleur pouding chômeur qu'il ait jamais mangé. Même venant d'un très jeune homme, c'est tout un compliment pour une québécoise d'adoption et son mari qui ne cuisine pas.

Le gâteau

1.5 tasses (240 g) de farine
1 cuillère à thé de levure chimique
1/4 de tasse (60 g) de beurre mou
1 tasse et 3/4 (180 g) de sucre
1 oeuf
2 cuillères à café d'extrait de vanille liquide
250 ml (25 cl - 1 tasse) de lait (j'utilise du lait de soya à la vanille pour un gâteau bien tendre)
Quelques noix de pécan (facultatif)

Le sirop

400 g de sucre brun (cassonade, ici au Québec elle est légèrement humide)
1/2 litre (2 tasses, 500 ml) d'eau
1 cuillère à table de beurre
2 cuillères à thé d'extrait de vanille liquide
1 cuillère à thé d'extrait de sirop d'érable (facultatif)


Pré-chauffer le four à 350ºF (175ºC). Beurrer un moule à gratin ou moule d'à peu près les mêmes dimensions qu'un moule à gratin.

Tamiser ensemble la farine et la levure chimique

Dans un bol fouetter ensemble le sucre, la vanille et le beurre. Ajouter l'oeuf et bien incorporer.

Incorporer tour à tour un tiers de farine et une moitié de lait, puis recommencer jusqu'à épuisement des ingrédients, en s'assurant de commencer et finir par la farine.

Verser la pâte dans le moule beurré. Disposer dessus les noix de pécan si désiré.



Mettre tous les ingrédients sauf la vanille et l'extrait d'érable dans une casserole. Porter à ébullition, remuer pour dissoudre le sucre puis ôter du feu. Ajouter la vanille et l'extrait d'érable. Verser le sirop encore brûlant sur la pâte dans le moule.


Poser le moule sur une plaque à biscuits (juste au cas où ça déborderait dans le four) et enfourner 20 minutes. Au bout de 10 minutes, vous verrez que le gâteau est remonté par-dessus le sirop comme sur la photo suivante prise dans mon four.


Après les 20 minutes de cuisson, si le gâteau n'a pas doré sur le dessus, l'ouvrir légèrement au milieu du moule à l'aide d'une fourchette pour voir si l'intérieur est cuit. Si c'est le cas, passer à la fonction grill du four pour le forcer à dorer. Il faut surveiller, ça va très vite pour obtenir une belle couleur miel sur le dessus du pouding chômeur.


Ôter du four et laisser refroidir ou tiédir avant de déguster. Servir de la même manière qu'on servirait un gratin car ce gâteau ne se démoule pas. Pour les très gourmands, le déguster tiède avec une boule de crème glacée à la vanille.

Friday, March 9, 2007

Cupcakes à la vanille de Magniola


Je n'ai pas remarqué l'apparition de la mode "cupcakes", que ce soit à Châteauguay ou à Montréal. J'en ai fait au mois de novembre dernier, une recette de gâteau au chocolat de Pierre Hermé était mon choix. Je l'ai "farci" d'un assortiment de crème pâtissière au café espresso et d'une autre parfumée à l'orange. J'ai surmonté les cupcakes d'une houpette de ganache au chocolat noir. Offerts lors de la levée de fonds pour le dépouillement de l'arbre de Noël au bureau, ils se sont vendus comme des petits pains chauds. Cependant personne ne semblait vraiment au courant de la folie des cupcakes chez nos voisins américains. Mais les collègues ont trouvé l'idée "super cute".

Je fais des cupcakes aux occasions comme les fêtes d'enfants. Je les fais généralement de la taille de mini-muffins car je trouve que ce serait trop riche en plus grosse portion. Et lorsque c'est mini c'est toujours plus mimi non ?

La crème au beurre est faite avec une recette classique américaine, beaucoup plus simple à réaliser que la française. Mon mari, qui est un québécois pure laine, adore car c'est ce style de "crémage" qu'il a l'habitude de trouver sur les gâteaux depuis sa tendre enfance. Personnellement j'aime moins, je préfère la ganache, quelque soit la nationalité de la crème au beurre. Mais il me semble important de signaler que des personnes de mon entourage qui sont habituées à la crème au beurre de style français ont adoré l'américaine.

Pour les transporter lorsque je dois les apporter quelque part (comme à la classe de mon benjamin au mois de novembre pour sa fête ou au bureau pour la levée de fonds du dépouillement de l'arbre de Noël) je les réfrigère d'abord pour solidifier la crème au beurre. Puis je les mets en une couche dans le fond d'une grande boîte. La crème au beurre durcie par le froid ne souffre pas du transport. Mais il faut s'organiser pour avoir le temps de ramener les cupcakes à température ambiante avant de les déguster pour qu'elle retrouve tout son moelleux.


Faire la pâte à gâteau

1 tasse et demi (250 g) de farine avec levure chimique incorporée
1 tasse et 1/4 (200 g) de farine tout usage
1 tasse (225 g) de beurre non salé, mou
2 tasses (400 g) de sucre
4 gros oeufs
1 tasse (250 ml - 1/4 de litre) de lait
2 cuillères à thé d'extrait de vanille liquide



Doubler la plaque à muffins de coupes de papier et préchauffer le four à 175ºC (350ºF).

Dans un petit bol, bien mélanger au fouet les 2 sortes de farine et mettre de côté.

Dans un bol plus large, battre le beurre avec le sucre à l'aide d'un fouet électrique. Il faut que le mélange soit crémeux. Ajouter la vanille et bien incorporer. Ajouter les oeufs, un à la fois, en incorporant bien avant d'ajouter le suivant.

Ajouter un tiers du mélange de farine et incorporer avant d'incorporer la moitié du lait, puis ajouter encore un tiers de la farine, le reste du lait puis le reste de la farine. Le truc infaillible pour un gâteau délicieux... Incorporer farine et lait à la spatule, surtout sans trop travailler, juste ce qu'il faut. Vous obtiendrez une belle texture de gâteau, bien moelleuse et agréable au palais.

Remplir les coupes de papier au trois-quart. Mettre à cuire 20 à 25 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure-dent ressorte propre des cupcakes. Sortir du four et mettre les cupcakes à refroidir sur une grille.

Pendant ce temps, préparer la crème au beurre, qui doit aller sur les cupcakes totalement refroidis.

Faire la crème au beurre


225 g de beurre à température de la pièce
6 à 8 tasses (700 g à 1 kg) de sucre glace bien tamisé
1/2 tasse (125 ml) de lait
2 cuillères à thé d'extrait de vanille liquide
Colorant alimentaire (facultatif)
Bonbons décoratifs



Pour une crème au beurre à l'aspect bien lisse, il est important de bien tamiser le sucre glace.


À l'aide d'un fouet électrique, bien mixer le beurre avec le lait, la vanille et la moitié du sucre glace. Battre assez longtemps pour obtenir un mélange bien lisse.

Ajouter petit à petit un peu plus de sucre glace, en battant bien après chaque addition. Il faut arrêter lorsque le mélange nous semble d'une bonne texture. Assez épais pour bien se travailler à la poche à douille, mais pas trop car ce serait plâtreux et pas trop molle car elle ne tiendrait pas sur les mini-gâteaux. Incorporer en mélangeant bien quelques gouttes de colorant alimentaire pour obtenir une couleur pastel si désiré. Les cupcakes sont aussi très jolis sans colorant.

Tester à l'aide d'une poche à douille ou d'un sac alimentaire en plastique dont vous aurez coupé un coin. Si c'est trop "plâtre", il suffit d'ajouter un tout petit peu de lait pour améliorer la texture. Si c'est trop coulant, ajouter un peu plus de sucre glace.

La crème au beurre se conserve jusqu'à 3 jours au frigo mais il faut la ramener à température ambiante avant de l'utiliser car elle devient dure lorsqu'elle est froide. Il se peut qu'elle ait besoin d'un bon coup de fouet pour lui redonner une belle texture après quelques jours au frigo.

Pour décorer
Soit une poche à douille, ou un sac congélation auquel on fait un petit trou dans un coin, remplir de crème au beurre puis décorer. Finir avec des "confettis" ou paillettes de bonbon.