
J'ai passé le week-end avec Vincent. En fait je pourrais même dire que j'ai passé la semaine au complet avec lui, car j'ai dévoré goulument son blog. J'adore cet homme. Il m'a offert un élément important de réponse à mon dilemne de maman qui travaille à plein temps. Avoir des petits plats "(presque) prêts", dixit Vincent, pour les soirs de semaine pressés.
Nous arrivons à la maison autour de 18h00. Il faut manger presque immédiatement car la dernière collation des garçons était à 15h00. Pas question de passer 1 heure (ni même une demi-heure) à préparer le repas sinon les gars vont quasiment chiquer les murs et les coins de table tellement ils ont faim. Ça les rend irritables, irritants et irrités.
Les chicanes fusent on ne sait d'où et se succèdent, de plus en plus amères. Le fait que papa et maman soient sous le coup du stress de la journée au bureau, dans les embouteillages (allons-nous oui ou non arriver avant l'heure de fermeture des services de garde?) et du stress de performer pour la soirée (souper, devoirs, bains, paperasses, boîtes à lunch, lessive, nourrir minutieusement nos rêves d'assassiner les télémarketeurs...) avant l'heure du coucher - 20h30 pour les gars, 21h00 à 22h00 pour nous - n'arrange pas les choses.
Ouf, juste le raconter m'épuise! Dans ces conditions, nous avons le piton facile sur les punitions et les remontrances, notre humeur est terrible, notre patience à zéro. Au moment de nous coucher enfin, nous nous sentons misérables, frustrés et même parfois en colère. Ça vous tue une saine et active vie de famille tout ça... Surtout lorsqu'on pense au cirque annoncé des préparatifs et départs au boulot/écoles du matin qui va suivre. :-((
Nous pourrions faire comme (presque) tout le monde et acheter des plats tout préparés. Mes tendances granoulles m'empêchent de céder à cette habitude. De plus, pour nourrir une famille de 5 au bon coup de fourchette, ça revient très cher du tout prêt, surtout si on essaie de l'acheter un tant soit peu "santé". Il n'est pas vraiment pratique non plus de manger une collation à 18h00, le souper à 19h00 pour envoyer les gars au lit à 20h30. Lorsqu'on fait ça, la collation devient le souper et l'ambiance à la maison en souffre. Sans compter que nous renoncerions au seul repas en famille de la journée tous les jours de la semaine. Je ne peux m'y résoudre, j'essaie d'éviter que ma cuisine ressemble à ceci...
Préparer la veille le souper du lendemain, je le fais souvent et chaque fois j'ai l'impression d'avoir passé toute la semaine à travailler de 6h00 à 22h00 sans une minute de répit. Je finis par me sentir très frustrée, très rapidement et vous connaissez l'adage... If mama ain't happy, ain't nobody happy...
Vincent, sans le savoir, a réglé en partie ce cirque infernal que représentent pour nous les repas des soirs de semaine. Un samedi par mois nous allons faire nos conserves maison dans de jolies jarres Mason réutilisables pour éviter de nous ruiner (le portefeuille autant que les papilles et la santé) en kécannes industrielles. Il nous suffira d'ouvrir un pot mason, faire une salade, un légume sauté vite-fait ou un riz basmati de bonne qualité et voilà, en moins de 20 minutes un repas nutritif, fait maison, bien réconfortant sera sur notre table. Il ne restera plus qu'à nous régaler tout en respectant les règles de notre jeux favori du souper, le "niouininon"(*). Combiné à mes recettes pour congélation et à l'utilisation du barbecue, je suis équipée pour alléger de façon très significative le stress du lundi au vendredi.
J'ai commencé hier, avec la sauce à spaghet de "la saison du boeuf haché" de Vincent. Un délice !!! Mon mari achète souvent au retour du bureau 1 pot de sauce à spaghetti à la viande "fait maison" du magasin de fruits et légumes du coin lorsqu'il sait que nous n'arriverons pas à servir le souper rapidement. La sauce est mangeable et elle dépanne, mais on sent bien que les employés de la cuisine du magasin ont utilisé les légumes qu'il n'était plus possible de vendre par manque de fraîcheur. Pour le propriétaire du magasin, quelle belle façon de limiter ses pertes, il nous refile ses légumes mûrs pour les poubelles dans sa sauce à spaghetti, qu'il nous vend, tenez-vous bien, 6$ le pot Mason de 1 litre. J'ai calculé hier que chaque pot fait à partir de la recette de Vincent m'a coûté 1.30$, électricité comprise. Et pas de vieux légumes fripés-mûrs-pour-le-composteur dedans (vive les marchés publics de Montréal !) :-))
Nous avons obtenu 21 pots de 1 litre de cette fantastique sauce à spaghetti. J'ai donc au moins 21 repas sans souci de prévus. De quoi me faire sourire largement...
Nous avons fait toute la recette ensemble avec mon mari. Il frétillait d'impatience pour étrenner notre belle autoclave Presto flambant neuve, achetée sur l'heure du midi jeudi passé, à la Clinique de la casserole Del Mar et ça tombait bien, elle était en promotion à 139.95$. Avec les taxes et quelques accessoires, je m'en suis sortie pour 195$.
Tout ce qui est un tant soit peu technique rend mon mari aussi heureux qu'un garçon de 6 ans qui étrenne un beau camion-jouet (ou le dernier Mario pour la console de jeux). Et il s'est amusé comme un fou à inspecter les jarres Mason, utiliser l'aimant pour sortir les couvercles de leur bain bouillant (il a beaucoup joué avec l'aimant), m'obstiner pour le remplissage plus ou moins généreux des pots et surveiller de très près la pression de l'autoclave, s'assurant qu'elle reste, à un cheveu près, sur les fatidiques 10 lbs de pression. Hier il a touché au bouton de réglage de chaleur du rond de la cuisinière plus souvent qu'il ne l'a fait de toute sa vie actuelle et ne le fera de sa prochaine réincarnation.
Éplucher, laver, couper, faire suer/caraméliser les 10 kg de légumes de la recette nous a pris une bonne partie de la journée (avec plusieurs pauses pour obligations familiales du week-end et s'occuper de nos gars). Faire la sauce, la mettre en pots et passer le tout à l'autoclave (7 pots à la fois, donc 3 passages de 70 minutes dans la grosse autoclave de 21.3 litres) nous a pris la soirée. Nous avons donc décidé, étant donné le travail que représente la confection d'une recette, de passer un samedi par mois à faire une des belles concoctions alléchantes de Vincent pour garnir notre garde-manger. Puis lorsque nous serons plus compétents et plus habitués aux techniques de conserves maison, nous adapterons nos propres recettes préférées pour les mettre en conserve, adaptation pour de plus grandes quantités sans compromettre le goût et adaptation des techniques de cuisson tenant compte de la cuisson supplémentaire due au passage à l'autoclave.
Les prochaines sessions de cannage hors de la saison maraîchère seront pour faire:
Les fameuses petites boulettes Suédoises en pots Mason (et une adaptation de cette recette pour faire du tajine de kefta, plat familial marocain)
Chili Con Carne en conserve domestique
Mon adaptation personnelle de l'agneau à couscous en conserves maison de Vincent
Le bouillon de boeuf en pots Mason
Le bouillon de poulet en pots Mason
Les belles cuisses de poulet de la belle fermière en pots Mason
Le Goulasch de Vincent le (ri) canneux
Et bien d'autres encore... Mais je vous en reparlerai après chacune de nos cessions de mise en conserve maison, avec les photos de mes aventures du samedi avec Vincent le canneux. ;-))
(*) Une variante du niouininon, qui nous a été donnée par tante Yaya et à laquelle nous jouons souvent est le niouininon-animal. Le meneur pense à un animal. Les joueurs posent au meneur des questions pour deviner à quel animal il pense (a-t-il des plumes, vit-il dans l'eau...). Le meneur ne doit pas utiliser le oui ou le non dans ses réponses et doit éviter de répondre en reprenant toujours la même formule de phrase. Le but est pour le meneur d'éviter de dire oui ou non le plus longtemps possible, et pour les participants de deviner le plus rapidement possible l'animal ou de faire dire oui ou non au meneur. Le joueur qui réussi à faire perdre le meneur devient meneur à son tour. C'est cool, et si vous n'avez pas compris mes explications ce n'est pas normal car mon fils de 6 ans les comprend très bien lui. ;-))
Sunday, April 15, 2007
Mon week-end avec Vincent et 21 litres de sauce à spaghat !
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Libellés : Conserves, cuisine nord-américaine
Tuesday, March 27, 2007
Un gâteau pour le 1er avril

Je ne crois pas que je ferai ce gâteau pour l'anniversaire de mes enfants car je ne suis pas sûre qu'ils apprécieraient, mais il est tout à fait indiqué pour un 1er avril je trouve. Le principe est simple et il fallait y penser. Du pain de viande cuit dans deux moules dans le rôle du gâteau et de la purée de pommes de terre dans le rôle de la crème au beurre. Quelques morceaux de carottes et des petits pois donnent une jolie touche de couleur. Voilà un "gâteau" qui fait sensation auprès de mes garçons.
Pour le pain de viande, la base est simple et pour simplifier encore la préparation, je passe à tour de rôle (ensemble ça ne marche pas bien) les légumes dans le robot ménager (oignons puis carottes, puis céleri, puis herbes fraîches). Je varie les saveurs d'une fois à l'autre et je vous donne plus loin trois de nos combinaisons favorites. Les variations peuvent simplement dépendre de ce qui se trouve dans le frigo ou le garde-manger au moment de le faire.
2 kg de viande hachée
2 ou 3 cuillères à table d'huile d'olive
2 oignons
2 carottes
2 branches de céleri
4 à 5 gousses d'ail râpées ou passées au presse-ail
2 oeufs
2 cuillères à table de sauce worcestershire (facultatif)
1 tasse (25 cl) de flocons d'avoine (ou à défaut, de pain sec émietté, ou encore de la mie de pain de la veille -sans la croûte- passé rapidement au robot ménager)
1/2 tasse (12 cl) de sauce tomate (ou à défaut du ketchup)
3/4 de tasse (18 cl) de persil finement ciselé
2 à 3 cuillères à table de moutarde forte
1 cuillère à table de sel
Poivre au goût
Faire chauffer doucement l'huile d'olive dans une sauteuse. Passer au robot ménager les oignons en quartier pour obtenir hachis (mais éviter la purée). Faire revenir les oignons dans l'huile jusqu'à ce qu'il deviennent translucides et sans les brunir.
Pendant ce temps, passer les carottes au robot pour obtenir un hachis puis ajouter aux oignons. Faire de même avec le céleri. Revenir 3 à 5 minutes, toujours à feu doux pour ne pas brunir les légumes. Transvider dans une assiette plate pour encourager un refroidissement rapide.
Pendant que les légumes refroidissent, mettre dans un grand bol tous les autres ingrédients. Ajouter les légumes tiédis et mélanger délicatement avec les mains. Éviter de malaxer ou pétrir car cela donne un pain de viande compact et sec. Le secret d'un pain de viande juteux et tendre est de mélanger avec délicatesse.
Si vous faites le gâteau, verser la viande assaisonnée dans deux moules de taille identique. Si vous décidez de faire simplement un pain de viande classique, doubler une plaque à biscuit de papier aluminium et former dessus une grande bûche ou deux plus petites ou plusieurs mini-pains de viande (en mini-bûches cela cuit plus vite).
Les temps de cuisson c'est indicatif, il est préférable de vérifier la température interne à l'aide d'un thermomètre à viande (160ºF ou 75ºC minimum) ou si vous n'avez pas de thermomètre, vérifier en ouvrant au centre que les jus soient clairs et non sanguins. Si le pain de viande est trop cuit, il perd du moelleux et il est moins juteux.Pain de viande dans deux moules à gâteaux : 40 minutes environ
Pain de viande en grosse bûche : 50 minutes à 1 heure (dépendant de l'épaisseur de la bûche)
Mini-pains de viande : 25 minutes environ
Pain de viande italien
La recette de base mais ajouter 1/2 tasse (12 cl) de parmigiano regiano râpé, 2 ou 3 cuillères à table de pesto maison ou du commerce, remplacer le céleri par du poivron rouge ou vert et utiliser de la sauce tomate et non du ketchup.
Pain de viande marocain
La recette de base mais avec moitié viande de boeuf et moitié viande d'agneau. Ajouter de la coriandre fraîche finement ciselée et diminuer un peu le persil. Assaisonner d'une ou deux cuillères à thé de cumin et d'une grosse cuillère à soupe de paprika. Ajouter des olives violettes (ou vertes) tranchées. Assaisonner de harissa au goût si désiré. Supprimer si vous avez envie la moutarde forte mais moi je la garde car elle ne compromet pas le goût.
Pain de viande à la suisse
Faire la recette de base et former une bûche dans le centre de laquelle vous aurez mis du gruyère ou autre fromage (cheddar vieilli pour nous). Il faut une bonne épaisseur de viande qui entoure le fromage, donc former la bûche et ajuster le temps de cuisson (plus long pour une bûche plus épaisse) en fonction de ce détail.
Si vous faites le gâteau, il y a un petit inconvénient... Il faut laisser totalement refroidir avant de passer au démoulage et à la décoration car le pain de viande chaud est beaucoup trop fragile pour être manipulé. Je décore le gâteau froid puis pour le service, je réchauffe au micro-ondes chaque part dans l'assiette de chacun. C'est un peu embêtant mais les enfants aiment tellement ce gâteau salé que finalement ce n'est pas tellement important à mon avis.

Pour la purée de pommes de terre, vous pouvez utiliser les flocons instantanés (pour les français de France) mais chez moi, elle est faite maison, toujours. Pour le gâteau il faut faire une purée avec 1 kg de pommes de terres pelées. Voici la recette de base, l'ail en quantité dans la purée donne un goût fantastique et si vous avez de l'ail confit, c'est encore meilleur.
1 kg de pommes de terre à chair jaune (ou Idaho) pelées et coupées en quartiers
8 à 10 gousses d'ail pelées mais gardées entières
1/2 tasse (12 cl) de lait
1/2 tasse (12 cl) de crème 10%
1/2 tasse (100 g) de beurre salé
Sel au goût
Mettre les pommes de terre en quartier dans une grande marmite d'eau froide (le départ de la cuisson doit se faire à froid pour une belle texture de purée) avec les gousses d'ail entières pelées.
Porter à ébullition puis faire mijoter à feu moyen jusqu'à ce que les pommes de terre soient cuites. Réchauffer le lait, la crème et le beurre dans une petite casserole. Passer au moulin à légume ou au pilon à pommes de terre, ajouter le mélange lait/crème/beurre, saler au goût. C'est prêt.
Pour assembler le gâteau, je pense que ça se passe d'explication. Le détail important est que les pains de viande doivent être froids, mais la purée pas forcément. J'ai utilisé une poche à douille cannelée pour les décorations. J'ai trouvé cette belle idée de gâteau de pain de viande sur un Martha Stewart Kids. Et pour terminer, il faut savoir que le pain de viande sans purée de pommes de terre dessus se congèle très, très bien. Une autre variante délicieuse, trancher un reste de bûche le lendemain pour un sandwich froid ou chaud et assaisonné de moutarde de Dijon.
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Libellés : Boeuf, cuisine nord-américaine
Wednesday, March 21, 2007
Le pouding chômeur pas si chômeur que ça...

S'il fait très froid ou si la journée au bureau a été particulièrement éprouvante, ou alors lorsque les enfants se sont comportés de façon particulièrement difficile pour nos nerfs, je sais que le pouding chômeur va le réconforter. C'est son gâteau préféré.
Il ne cuisine presque pas. Il ne sait pas trop le faire et surtout, il n'a pas envie/n'est pas intéressé par ça. Il passe l'aspirateur, je fais la lessive. Il range le salon, je nettoie la salle de bain. Il sort les poubelles, je change les draps. Il fait la vaisselle, je cuisine... Comme dans beaucoup de vieux couples complices, l'équilibre entre nous s'est créé spontanément. Cuisiner est passionnant pour moi. Je ne me sens donc pas frustrée par son manque d'intérêt en la matière et lui ne se plaint pas de me voir accaparer chaudrons et spatules.
Sauf que... Pour le pouding chômeur c'est différent. Cet homme qui ne cuisine que s'il s'agit d'une question de vie ou de mort a pris plaisir à me regarder le préparer. Puis il a proposé son aide, comme ça, l'air de rien. J'ai failli tomber à la renverse !!! Ok, il peut m'aider. "Tiens fais le sirop alors. C'est 2 tasses de sucre brun et deux tasses d'eau, dans la casserole moyenne... Non, tassé le sucre brun... Oui, c'est ça, il faut vraiment le tasser dans la tasse à mesurer... Pas la peine de remuer tout le temps, laisse le tranquille le sirop. Ah mais non, la vanille c'est à la fin, quand tu ôte la casserole du feu...."
"Tu sais quoi Zou ? Je pense que ce serait vraiment bon avec des pécans, tu sais, dans le sirop... Ça serait écoeurant non ?"
"Ben voyons! Il ne serait plus trop chômeur ton pouding avec des pécans. Dans le congélateur, l'étagère dans la porte, à gauche... Tu va voir il y a un sac de pécans..."
Trois fois qu'il m'aide à préparer son comfort-food favori et trois fois qu'il me suggère des modifications de la recette et trois fois que le pouding chômeur de base s'améliore de quelques coches. Je me demande ce que ça donnerait s'il cuisinait pour de bon. Que deviendrait la sauce alfredo s'il la cuisinait vraiment au lieu de la faire à partir d'un sachet de poudre "ajoutez-du-lait-et-mijoter-3-minutes-sans- cesser-de-remuer" ? Et comment seraient ses fèves s'il décidait qu'il fallait qu'il participe à leur préparation ? Et que dire d'une sauce à spaguetti à laquelle il se serait intéressé ?
En plus de la suggestion de noix de pécan, il me dit avoir vu quelque part que c'est mieux de verser la pâte à gâteau dans le moule puis la recouvrir du sirop, et non l'inverse. Et c'est vrai. La différence est notable. J'y suis allée de mes propres changements pour ce classique de la pâtisserie traditionnelle québécoise. J'ajoute dans le sirop, en même temps que la vanille, une cuillère à café d'extrait de sirop d'érable. Et pour un gâteau moelleux tout en conservant un sirop de sucre juste bien épaissi, je fais dorer la surface au broil (fonction grill) du four, obtenant ainsi un beau gâteau tout en évitant que son coeur ne soit desséché par une cuisson trop longue.
Malik, mon petit gars de 6 ans, m'a dit hier que c'est le meilleur pouding chômeur qu'il ait jamais mangé. Même venant d'un très jeune homme, c'est tout un compliment pour une québécoise d'adoption et son mari qui ne cuisine pas.
Le gâteauPré-chauffer le four à 350ºF (175ºC). Beurrer un moule à gratin ou moule d'à peu près les mêmes dimensions qu'un moule à gratin.
1.5 tasses (240 g) de farine
1 cuillère à thé de levure chimique
1/4 de tasse (60 g) de beurre mou
1 tasse et 3/4 (180 g) de sucre
1 oeuf
2 cuillères à café d'extrait de vanille liquide
250 ml (25 cl - 1 tasse) de lait (j'utilise du lait de soya à la vanille pour un gâteau bien tendre)
Quelques noix de pécan (facultatif)
Le sirop
400 g de sucre brun (cassonade, ici au Québec elle est légèrement humide)
1/2 litre (2 tasses, 500 ml) d'eau
1 cuillère à table de beurre
2 cuillères à thé d'extrait de vanille liquide
1 cuillère à thé d'extrait de sirop d'érable (facultatif)
Tamiser ensemble la farine et la levure chimique
Dans un bol fouetter ensemble le sucre, la vanille et le beurre. Ajouter l'oeuf et bien incorporer.
Incorporer tour à tour un tiers de farine et une moitié de lait, puis recommencer jusqu'à épuisement des ingrédients, en s'assurant de commencer et finir par la farine.
Verser la pâte dans le moule beurré. Disposer dessus les noix de pécan si désiré.

Mettre tous les ingrédients sauf la vanille et l'extrait d'érable dans une casserole. Porter à ébullition, remuer pour dissoudre le sucre puis ôter du feu. Ajouter la vanille et l'extrait d'érable. Verser le sirop encore brûlant sur la pâte dans le moule.

Poser le moule sur une plaque à biscuits (juste au cas où ça déborderait dans le four) et enfourner 20 minutes. Au bout de 10 minutes, vous verrez que le gâteau est remonté par-dessus le sirop comme sur la photo suivante prise dans mon four.

Après les 20 minutes de cuisson, si le gâteau n'a pas doré sur le dessus, l'ouvrir légèrement au milieu du moule à l'aide d'une fourchette pour voir si l'intérieur est cuit. Si c'est le cas, passer à la fonction grill du four pour le forcer à dorer. Il faut surveiller, ça va très vite pour obtenir une belle couleur miel sur le dessus du pouding chômeur.

Ôter du four et laisser refroidir ou tiédir avant de déguster. Servir de la même manière qu'on servirait un gratin car ce gâteau ne se démoule pas. Pour les très gourmands, le déguster tiède avec une boule de crème glacée à la vanille.
Publié par Journal Actif à 5:58 PM 12 commentaires
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Friday, March 9, 2007
Cupcakes à la vanille de Magniola

Je n'ai pas remarqué l'apparition de la mode "cupcakes", que ce soit à Châteauguay ou à Montréal. J'en ai fait au mois de novembre dernier, une recette de gâteau au chocolat de Pierre Hermé était mon choix. Je l'ai "farci" d'un assortiment de crème pâtissière au café espresso et d'une autre parfumée à l'orange. J'ai surmonté les cupcakes d'une houpette de ganache au chocolat noir. Offerts lors de la levée de fonds pour le dépouillement de l'arbre de Noël au bureau, ils se sont vendus comme des petits pains chauds. Cependant personne ne semblait vraiment au courant de la folie des cupcakes chez nos voisins américains. Mais les collègues ont trouvé l'idée "super cute".
Je fais des cupcakes aux occasions comme les fêtes d'enfants. Je les fais généralement de la taille de mini-muffins car je trouve que ce serait trop riche en plus grosse portion. Et lorsque c'est mini c'est toujours plus mimi non ?
La crème au beurre est faite avec une recette classique américaine, beaucoup plus simple à réaliser que la française. Mon mari, qui est un québécois pure laine, adore car c'est ce style de "crémage" qu'il a l'habitude de trouver sur les gâteaux depuis sa tendre enfance. Personnellement j'aime moins, je préfère la ganache, quelque soit la nationalité de la crème au beurre. Mais il me semble important de signaler que des personnes de mon entourage qui sont habituées à la crème au beurre de style français ont adoré l'américaine.
Pour les transporter lorsque je dois les apporter quelque part (comme à la classe de mon benjamin au mois de novembre pour sa fête ou au bureau pour la levée de fonds du dépouillement de l'arbre de Noël) je les réfrigère d'abord pour solidifier la crème au beurre. Puis je les mets en une couche dans le fond d'une grande boîte. La crème au beurre durcie par le froid ne souffre pas du transport. Mais il faut s'organiser pour avoir le temps de ramener les cupcakes à température ambiante avant de les déguster pour qu'elle retrouve tout son moelleux.
Faire la pâte à gâteau1 tasse et demi (250 g) de farine avec levure chimique incorporée
1 tasse et 1/4 (200 g) de farine tout usage
1 tasse (225 g) de beurre non salé, mou
2 tasses (400 g) de sucre
4 gros oeufs
1 tasse (250 ml - 1/4 de litre) de lait
2 cuillères à thé d'extrait de vanille liquide
Doubler la plaque à muffins de coupes de papier et préchauffer le four à 175ºC (350ºF).
Dans un petit bol, bien mélanger au fouet les 2 sortes de farine et mettre de côté.
Dans un bol plus large, battre le beurre avec le sucre à l'aide d'un fouet électrique. Il faut que le mélange soit crémeux. Ajouter la vanille et bien incorporer. Ajouter les oeufs, un à la fois, en incorporant bien avant d'ajouter le suivant.
Ajouter un tiers du mélange de farine et incorporer avant d'incorporer la moitié du lait, puis ajouter encore un tiers de la farine, le reste du lait puis le reste de la farine. Le truc infaillible pour un gâteau délicieux... Incorporer farine et lait à la spatule, surtout sans trop travailler, juste ce qu'il faut. Vous obtiendrez une belle texture de gâteau, bien moelleuse et agréable au palais.
Remplir les coupes de papier au trois-quart. Mettre à cuire 20 à 25 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure-dent ressorte propre des cupcakes. Sortir du four et mettre les cupcakes à refroidir sur une grille.
Pendant ce temps, préparer la crème au beurre, qui doit aller sur les cupcakes totalement refroidis.
Faire la crème au beurre225 g de beurre à température de la pièce
6 à 8 tasses (700 g à 1 kg) de sucre glace bien tamisé
1/2 tasse (125 ml) de lait
2 cuillères à thé d'extrait de vanille liquide
Colorant alimentaire (facultatif)
Bonbons décoratifs
Pour une crème au beurre à l'aspect bien lisse, il est important de bien tamiser le sucre glace.
À l'aide d'un fouet électrique, bien mixer le beurre avec le lait, la vanille et la moitié du sucre glace. Battre assez longtemps pour obtenir un mélange bien lisse.
Ajouter petit à petit un peu plus de sucre glace, en battant bien après chaque addition. Il faut arrêter lorsque le mélange nous semble d'une bonne texture. Assez épais pour bien se travailler à la poche à douille, mais pas trop car ce serait plâtreux et pas trop molle car elle ne tiendrait pas sur les mini-gâteaux. Incorporer en mélangeant bien quelques gouttes de colorant alimentaire pour obtenir une couleur pastel si désiré. Les cupcakes sont aussi très jolis sans colorant.
Tester à l'aide d'une poche à douille ou d'un sac alimentaire en plastique dont vous aurez coupé un coin. Si c'est trop "plâtre", il suffit d'ajouter un tout petit peu de lait pour améliorer la texture. Si c'est trop coulant, ajouter un peu plus de sucre glace.
La crème au beurre se conserve jusqu'à 3 jours au frigo mais il faut la ramener à température ambiante avant de l'utiliser car elle devient dure lorsqu'elle est froide. Il se peut qu'elle ait besoin d'un bon coup de fouet pour lui redonner une belle texture après quelques jours au frigo.
Pour décorer
Soit une poche à douille, ou un sac congélation auquel on fait un petit trou dans un coin, remplir de crème au beurre puis décorer. Finir avec des "confettis" ou paillettes de bonbon.
Publié par Journal Actif à 1:20 PM 19 commentaires
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